
Esquisse d’un arbre penché, encre et crayon sur papier, 16 cm x 17 cm. 2007.
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Esquisse d’un arbre penché, encre et crayon sur papier, 16 cm x 17 cm. 2007.

Delphine De Luppé ,Sans titre, technique mixte, 30 cm x 31 cm, avril 2007. Collection personnelle.

Détail.
C’est d’une série de trois tableaux croisés au Salon des Réalités Nouvelles d’avril 2007 – un salon consacré à l’abstraction – qu’est extraite cette œuvre sur papier de Delphine De Luppé.
Sans figuration déterminée, l’ensemble m’avait plongé dans un univers flottant et bucolique ( proche des Nymphéas de Monet) pareil à ces coins de nature abandonnés et redécouverts au hasard. Par les jeux d’accumulation, de recouvrement et de réserve on pouvait entrer dans l’épaisseur des couches graphiques comme on entre dans un carré d’herbes hautes : au passage, écarter de l’œil les lavis d’encres, les jus mais aussi la matière du pastel et son gras translucide. Il y avait de l’eau aux reflets grisâtres dans cette affaire… aussi des barques ( ?) aux allures de tables, tantôt vides tantôt pleines et une nervosité omniprésente qui frisait la surface des images. J’avais ça en mémoire.
Finalement, des trois panneaux de ce triptyque sans lien clair, il n’en restait que deux lorsque j’ai rencontré Delphine De Luppé dans son atelier. La suite étant rompue, mon choix s’est porté sur cette partie qui contenait beaucoup des impressions ressenties… mais pas toutes.
A l’occasion de cette visite, j’ai pu reconnaître chez cette artiste des motifs ou thèmes récurrents puisés avec obsession dans un registre bien plus figuratif qu’abstrait : entre autres, des cuves, baignoires, abreuvoirs… - c’était mes barques aux allures de tables – le tout rendu avec un langage très expressif où la couleur exulte.
Je vous laisse en découvrir plus à l’adresse suivante : http://delphinedeluppe.free.fr/

Fragments1, huile et acrylique sur toile marouflée sur bois, encres, couleurs transparentes pour verre, zinc, rodoïde, fil élecrtique, 80 cm x 85 cm x 15 cm. 2007
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Détail

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Fragments 2. Travail en cours. Peinture industrielle sur film plastique, plastique moulé et rodoïde, toile, fil électrique. 82 cm x 107 cm x 45 cm. 2007.
Bon, c'est " vacances " là !
Je vous laisse donc avec cette seule gravure. Les esprits joueurs pourront s'appliquer à trouver le nom du peintre auteur du tableau qu'interprète l'estampe (assez facile). Ils pourront aussi chercher le nom du graveur, quelques informations sur le modèle... enfin, tout ce qu'ils jugeront bon d'ajouter. Et puis, vous pouvez bien aussi dire tout ce que vous voulez : c'est " vacances " , y'a relâche !
En vous souhaitant un très bel été et en vous remerciant au passage pour votre participation toujours active !
Merci.
Portrait, eau-forte, 30 cm x 24 cm. Collection personnelle.
Quelques problèmes techniques (indépendants de ma volonté, ça va sans dire) m’empêchent toute saisie et tout traitement de nouvelles images. Il me faut donc faire avec ce qui traîne ici ou là dans les tuyaux de mon ordinateur.
C’est l’occasion d’élargir la rubrique COLLECTION à la présentation d’objets qui n’en font plus partie : un élargissement de secours, en somme…
Ida DIEM-TILP, Portrait de femme au collier jaune, huile sur toile signée en bas à droite, 40 cm x 50 cm environ. Vers 1920-30. Localisation actuelle inconnue.
J’avais donc ce tableau de Ida Diem-Tilp ; artiste autrichienne née en 1877, morte en 1957 et longtemps active à Munich. A Karlsruhe, elle fut l’élève de Wilhelm Trübner (1851 – 1917) un peintre bien plus connu, très intéressant, mais assez difficile à cerner en raison d’une sensibilité ouverte à divers courants.
Dans ce portrait des années 1920 - 1930, une facture sèche et épaisse accrochée à une toile rustique impose d’abord la matérialité du tableau : une évidence rugueuse qui tranche nettement avec l’image d’un modèle au regard clair perdu dans ses pensées.
S’il fallait tenter d’incorporer cette oeuvre dans un tissu plus référencé, je dirais que le modelé en facettes de la coiffure a quelque chose de cézannien tandis que dans cette manière de brosser lourdement, sans souci de séduire, en laissant apparaître la réserve par endroits, tout comme dans le coloris, il est possible de sentir l’influence d’un fauvisme ou d’un expressionnisme très largement tempérés. Reste à savoir si cette tempérance est due au portrait qui, suivant son commanditaire, n’autorise pas toutes les libertés ou si c’est là une caractéristique de l’art de Diem-Tilp. N’ayant vu jusqu’à présent, qu’une seule autre peinture de cette artiste, je ne peux m’en faire une idée plus précise.
Squelette de pigeon, crayon, encre, acrylique, scotch et colle sur carton gris, 27 cm x 18 cm. 2007.
Fragments1, huile, acrylique, encres et couleurs transparentes pour verre, diamètre 80 cm. 2007. Travail en cours.
Fragments 1, huile et acrylique sur toile, 80 cm x 80 cm. 2007. Travail en cours.

Le Philosophe Empedocle, gravure au burin de Jéröme David sur un dessin perdu de C. Vignon, 21 cm x 17.5 cm. Vers 1635. Collection personnelle.
Il faut se faire à l’idée que les suites ne manquent pas chez Claude Vignon (1593 – 1670).
Celle des Bustes de Philosophes et de Rois précède de dix ans la première édition de la Galerie des Femmes fortes déjà évoquée ici. Publiée par François Langlois dit Ciartres, vers 1635 donc, elle se compose de 36 portraits gravés, dont 21 le sont d’après Vignon, 11 d’après Rembrandt et 4 d’après Alessandro Varotari. La plupart de ces gravures semblent dues au burin de Jérôme David.
Par cet ensemble ne reposant en terme de physionomie, sur aucun fondement historique, Claude Vignon s’est plu à traiter ses têtes comme autant de figures volontiers fantaisistes à la psychologie un peu forcée qui emprunteraient plus au théâtre et à la caricature qu’à cette densité rembranesque dont elles sont sensées dériver. Pour certaines en tout cas. Et de toute façon, c’est plus un bonheur qu’un regret. Il faut dire que certains noms poussent l’imaginaire : Geoffroy de Lusignan, dit la Grande Dent ; Atabalipa, roi du Pérou ; Paracoussi, roi de Plata ; Denys, tyran de Syracuse ; Cadamost, roi d’Ethiopie… à l’imaginaire et à l’exotisme.

Geoffrey de Lusignan, dit à la Grande Dent, gravure de J. David d’après C. Vignon.

Paracoussi, roi de Plata, gravure de J. David d’après C. Vignon.
Parmi tant de curiosités pittoresques, notre Empedocle a quelque chose de plus sobre. Mais c’est un bon exemplaire de ces têtes de vieillards plutôt répandues dans l’univers caravagesque de l’époque.
Ici, barbe et cheveux abondants offrent au burin de David, l’occasion de tailler avec souplesse tandis que les sillons droits, étroitement croisés, traduisent le noir profond et velouté du manteau et du bonnet. La mise en page reste simple et montre un philosophe en prise directe avec l’absolu, émerveillé peut-être par la poésie de sa propre conception de l’univers physique fait des quatre éléments mûs par rien d’autre que.. la Haine et l’Amitié : tout un programme.