Catégories

Dimanche 15 janvier 2006

Maquette de la Maison sous cloche N°3, vues des façades. Papier blanc et transparent, 3 x 10 x 10 cm. 2006.

 

 

Maquette de la Maison sous cloche N°3, vues des angles. Papier blanc et transparent, 3cm x 10cm x 10 cm. 2006.

 

     Ce troisième modèle de " maison sous cloche " permet de confronter notre concept à la maison de plain-pied. Le fait de ne pouvoir développer les plans et les volumes en hauteur, de refuser les différences de niveaux, engendre un certain aplatissement des espaces intérieurs.

    Afin de retrouver une dynamique d’ensemble, j’ai bousculé l’orthogonalité des cloisons et des volumes, biaisé le haut du grand pan principal occasionnant du même coup l’accélération de quelques perspectives. Certaines de ces perspectives sont traversantes, c’est-à-dire qu’elles autorisent une vue à travers l’épaisseur de la maison.

 

Par van-acker - Publié dans : OEUVRE ARCHITECTURE
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 8 janvier 2006

Louis Marin Bonnet, Tête de Joseph, gravure en manière de crayon d’après un dessin de Jean Baptiste Deshayes, 42 x 33 cm. Vers 1760. Collection personnelle.

 

Un petit tour par ma collection…

     Avec le XVIIIème siècle, la curiosité envers la genèse de l’œuvre d’art va croissant. Le dessin préparatoire, l’esquisse , la " maquette " pour la sculpture, constituent alors, en complément de l’œuvre aboutie, des objets dignes d’un nouvel intérêt. Ils sont le lieu par excellence où s’exprime " le feu " de l’artiste suivant les propos de Roger De Piles. Diderot n’en pensait pas moins et bon nombre d’amateurs se mirent à les collectionner avec conviction. Le dessin surtout.

    Mais le dessin est une œuvre unique. Comme tel, il peut désormais faire l’objet de la même diffusion que le tableau par exemple (Cf  l’article: COLLECTION / ATTRIBUTION : jusqu’à Sébastien Bourdon). C’est à l’époque, la gravure qui s’occupe de cette diffusion.

    Toutefois, le dessin n’est pas goûté pour les seules formes qu’il définit et l’image qu’il véhicule. La nature du trait, la matière de l’outil utilisé – pierre noire, sanguine, fusain, craie, encre, lavis…- sont au cœur du regard de l’amateur.

    Il n’est donc pas étonnant de voir apparaître vers 1735, un nouveau procédé de gravure chargé d’imiter à la perfection la nature de ce trait. Jean-Charles François devait en être l’inventeur, Gilles Demarteau un excellent utilisateur et Louis Marin Bonnet celui qui devait finalement dépasser les deux autres.

    Le principe est identique aux gravures traditionnelles : une plaque de cuivre est " agressée " par un outil ou un acide qui la raye ou l’entame. De l’encre est ensuite passée sur cette plaque, puis essuyée. Seule, l’encre accumulée dans les creux subsiste. Une feuille de papier est alors appliquée sur la plaque, le tout est mis sous presse de manière à ce que l’encre résiduelle se " colle " sur le papier suivant les rayures et creusements tracés par le graveur. Les outils employées comme les pointes ou les burins, laissent alors des tracés qui ressemblent plus à des traits effectués à l’encre et à la plume qu’au fusain ou à la craie.

    L’invention de la gravure en manière de crayon réside donc dans l’adaptation des outils : roulettes en tambour, roulette simple… permettant de traduire l’irrégularité et la vivacité du trait de crayon. Le résultat est saisissant.

    La " Tête de Joseph " reproduite ici comporte une petite particularité supplémentaire. Elle ressemble (dans ses épaisseurs, son grain et son poudré) à un dessin à la pierre noire rehaussée de blanc. Or l’’encre noire et l’encre blanche ne peuvent être passées sur la même plaque de cuivre. C’est bien par le recours à deux plaques distinctes, deux impressions différentes et parfaitement ajustées que ce résultat devient possible. Que dire donc des gravures rendant les dessins " aux trois crayons " … ?

 

    Le procédé n’est pas simple. Mais ce qui en résulte est révélateur d’un temps (et d’un esprit) qui voulait voir jusque dans ses fac-similés mêmes, l’essence matérielle de ses originaux.

Par van-acker - Publié dans : COLLECTION
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Lundi 2 janvier 2006

Narcisse, image numérique. 2004.

 

        Puisqu’il était question d’un Narcisse ; il nous manquait encore la surface réfléchissante. Elle intervient dans cette dernière manipulation qui consiste à poser nos transparents sur un miroir et à scanner l’ensemble (moyennant une petite subtilité qui permet de décomposer la lumière et d’y voir quelque chose). Le dédoublement de l’image de Narcisse correspond donc à la saisie immédiate par le scanner de cette image et de son reflet. Tout simplement.

(les états antérieurs sont présentés dans les articles ci-dessous.)

Par van-acker - Publié dans : OEUVRE
Ecrire un commentaire - Voir les 17 commentaires - Recommander
Lundi 2 janvier 2006

Narcisse, troisième état, impressions sur transparents, 21 x 29,7 cm. 2004.

 

         Assemblage des deux transparents imprimés qui serviront à la manipulation finale.

(états précédents : voir articles ci-dessous).

Par van-acker - Publié dans : OEUVRE
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Samedi 31 décembre 2005

Narcisse, deuxième état, image numérique. 2004.

 

     La numérisation du dessin précédent permet un travail des contrastes et des couleurs sans modifier l’original, puis de transférer ce nouveau résultat sur transparent. Les rouges et les jaunes sont forcés en vue de produire des effets cuivrés lors de la dernière manipulation. Les contrastes sont accentués pour éviter de trop perdre l’image lors du transfert.

 

(le premier état est présenté dans l’article ci-dessous).

Par van-acker - Publié dans : OEUVRE
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Vendredi 30 décembre 2005

Académie d’homme, crayon sur papier, 25 x 22 cm. 2004.

      De mes expérimentations, il me reste un exemple d’évolution assez complet pour être présenté en quatre états (ou étapes).

      C’est par cette " étude " au crayon que commence le " Narcisse ". Un homme de dos, assis et légèrement penché vers l’avant. La pose est contrainte et la difficulté consiste à rendre le plus justement possible l’anatomie d’une part et la lumière d’autre part, sous peine d’aboutir à un pantin improbable. C’est déjà un exercice en soi !

Par van-acker - Publié dans : OEUVRE
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires - Recommander
Mercredi 28 décembre 2005

La Nuit , technique mixte, 28 x 20 cm. 2004.

Par van-acker - Publié dans : OEUVRE
Ecrire un commentaire - Voir les 16 commentaires - Recommander
Jeudi 22 décembre 2005

Portrait d’un Gentilhomme, huile sur toile, 93 x 74 cm. Vers 1700. Collection personnelle.

 

A propos de ma collection toujours…

    L’intuition n’est pas chose magique. Elle reste à mon avis, profondément rationnelle en s’appuyant sur des points de connaissance. Lorsqu’elle s’exerce dans le registre de l’attribution, elle fait appel souvent de manière assez fulgurante à des choses vues ou lues, synthétisées jusqu’à former dans l’esprit une espèce " d’objet " idéal qui serait toutes ces choses à la fois mais aucune en particulier. La mémoire y est donc certainement impliquée. Et si le processus m’échappe dans ses détails, ça n’est pas suffisant pour lui prêter des vertus imaginaires. D’autant que la réalité se charge souvent de vous ramener à vos tristes limites.

    J’ai dans ma collection, ce beau Portrait de Gentilhomme qui résiste à ma reconnaissance. Il me semble pouvoir y voir un tableau à la charnière entre les XVIIè et XVIIIè siècles dont la composition est assez basique : altière mais sans emphase.

Le coloris souffle le chaud et le froid en jouant des orangés, prunes et violacés sur un fond brun et gris-vert assez sombre ponctué de zones chaires et de quelques éclats froids (de blanc-violet et de bleu ciel) sur les broderies et les dentelles. Le modelé du visage est plutôt affirmé. La touche est variée et adaptée avec une certaine maîtrise à la chose qu’elle décrit (perruque, velours, peau, dentelles…). Autant d’éléments bien visibles que je ne parviens pourtant pas à rattacher clairement à une Ecole et encore moins à un nom. Mais puisqu’il faut bien s’avancer un peu, je me risque à y sentir quelque chose de français.

Hormis le " costume " affichant d’emblée le rang social du modèle, aucun signe, aucun attribut ne permet d’orienter une recherche particulière sinon ce doigt pointé vers la gauche qui nous invite à sortir du tableau pour sans doute, en apprécier un autre ; son pendant peut-être, représentant Madame, … il y a de grandes chances.

Mais que Monsieur soit marié ne nous avance pas à grand chose…

Au revers du justaucorps pourtant, un insigne se laisse entrevoir. On devine une croix pattée aux extrémités doublées dont chaque pointe porte une petite boule et chaque creux une petite fleur de lys. Un étroit ruban bleu-violet y est associé. Penser alors à l’Ordre du Saint-Esprit peut paraître justifié mais la discrétion (sûrement signifiante) de l’insigne ne permet pas de voir l’emblématique volatil blanc qui étend ses ailes dans la croix. Or, d’autres ordres de Chevalerie sont représentés par de telles croix pattées. Les indices sont donc trop maigres pour suivre cette piste.

Une restauration récente n’a malheureusement révélé aucune signature de l’auteur. Le modèle conserve obstinément son anonymat. Voilà donc bien un tableau qui pour l’instant, reste sans noms.

Par van-acker - Publié dans : COLLECTION
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Lundi 12 décembre 2005

Maquette de la Maison sous cloche n°2. Papier et transparent, 6 x 10 x 10 cm. 2005.

     Par la succession des variations de la " maison sous cloche ", c’est le concept même qui cherche à se préciser, à se rendre plus lisible ou à se heurter à lui-même.

     Dans cette seconde maison, plus de champ a été donné par une emprise au sol  de 100 M2, afin de permettre de mieux tirer partie du contraste entre la " volumétrie "  claire et rigide  de la cloche-abri et les développements plus libres de la sculpture-habitation qu’elle renferme. Même si ponctuellement, les structures de ces deux ensembles peuvent se croiser ou être collaborantes (un bloc maçonné peut par exemple contreventer la cage de l’abri), il apparaît que le principe de départ est d’autant plus clair qu’une impression de totale indépendance est rendue. D’où le décollement accentué des volumes intérieurs par rapport aux parois de verre, l’impression de flottement, de suspension.

    D’autres particularités apparaissent : le rapport intérieur/extérieur, l’espace fermé/l’espace ouvert, le montré/le caché, l’espace intime/l’espace partagé, la diversité des points de vue, la " promenade architecturale " chère au Corbusier… autant de points qui pris un à un, peuvent constituer un thème central pour chaque variation.

Par van-acker - Publié dans : OEUVRE ARCHITECTURE
Ecrire un commentaire - Voir les 17 commentaires - Recommander
Samedi 10 décembre 2005

Maquette de la " maison sous cloche " n°1. Echelle 1/100 ème. Papier et transparent, 6 x 12 x 6 cm. 2005.

   

    Rendre compte d’une œuvre architecturale - même réalisée – à partir de photographies, de dessins et de descriptions écrites est toujours réducteur et nécessairement incomplet. L’architecture appelle l’expérimentation.

Rendre compte d’un " projet " ou d’une " idée " qui relève de l’architecture est une entreprise plus difficile encore : il faut donner à voir et à saisir ce qui n’existe pas dans ses dimensions essentielles. Ce n’est certainement pas ici et maintenant que je vais régler ce problème ! je communiquerai donc de manière partielle.

 

    L’idée de la " maison sous cloche " m’est venue en repensant aux réflexions de l’abbé Laugier, théoricien et critique du XVIIIème siècle, concernant l’origine de l’architecture et sa description de la cabane primitive. A la suite de Vitruve cette conception conduit naturellement à réduire l’architecture à quelques constituants simples : quatre éléments verticaux (porteurs) formant colonnes et un toit. Nous sommes donc dans l’abri.

Sans se perdre dans d’infinies méditations théoriques, chacun sait que la maison ne peut se réduire à la seule notion d’abri. Il y est aussi question d’habiter. " Abriter " et " habiter " ; voilà les deux fonctions que je me propose de distinguer dans mes petits projets de " maisons sous cloche " ; voir comment les formuler plastiquement, ce que cela implique, ce que l’on peut en retirer… ne serait –ce que sur un plan formel.

A la " cloche " - cette boîte de verre avec sa propre structure – il revient donc de former l’abri élémentaire alors que dedans, se développent librement, pièces, volumes, passages et alcôves répondant aux diverses fonctions plus complexes de l’habitat.

Par van-acker - Publié dans : OEUVRE ARCHITECTURE
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus