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Lundi 2 janvier 2006

Narcisse, image numérique. 2004.

 

        Puisqu’il était question d’un Narcisse ; il nous manquait encore la surface réfléchissante. Elle intervient dans cette dernière manipulation qui consiste à poser nos transparents sur un miroir et à scanner l’ensemble (moyennant une petite subtilité qui permet de décomposer la lumière et d’y voir quelque chose). Le dédoublement de l’image de Narcisse correspond donc à la saisie immédiate par le scanner de cette image et de son reflet. Tout simplement.

(les états antérieurs sont présentés dans les articles ci-dessous.)

par van-acker publié dans : OEUVRE
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Lundi 2 janvier 2006

Narcisse, troisième état, impressions sur transparents, 21 x 29,7 cm. 2004.

 

         Assemblage des deux transparents imprimés qui serviront à la manipulation finale.

(états précédents : voir articles ci-dessous).

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Samedi 31 décembre 2005

Narcisse, deuxième état, image numérique. 2004.

 

     La numérisation du dessin précédent permet un travail des contrastes et des couleurs sans modifier l’original, puis de transférer ce nouveau résultat sur transparent. Les rouges et les jaunes sont forcés en vue de produire des effets cuivrés lors de la dernière manipulation. Les contrastes sont accentués pour éviter de trop perdre l’image lors du transfert.

 

(le premier état est présenté dans l’article ci-dessous).

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Vendredi 30 décembre 2005

Académie d’homme, crayon sur papier, 25 x 22 cm. 2004.

      De mes expérimentations, il me reste un exemple d’évolution assez complet pour être présenté en quatre états (ou étapes).

      C’est par cette " étude " au crayon que commence le " Narcisse ". Un homme de dos, assis et légèrement penché vers l’avant. La pose est contrainte et la difficulté consiste à rendre le plus justement possible l’anatomie d’une part et la lumière d’autre part, sous peine d’aboutir à un pantin improbable. C’est déjà un exercice en soi !

par van-acker publié dans : OEUVRE
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Mercredi 28 décembre 2005

La Nuit , technique mixte, 28 x 20 cm. 2004.

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Jeudi 22 décembre 2005

Portrait d’un Gentilhomme, huile sur toile, 93 x 74 cm. Vers 1700. Collection personnelle.

 

A propos de ma collection toujours…

    L’intuition n’est pas chose magique. Elle reste à mon avis, profondément rationnelle en s’appuyant sur des points de connaissance. Lorsqu’elle s’exerce dans le registre de l’attribution, elle fait appel souvent de manière assez fulgurante à des choses vues ou lues, synthétisées jusqu’à former dans l’esprit une espèce " d’objet " idéal qui serait toutes ces choses à la fois mais aucune en particulier. La mémoire y est donc certainement impliquée. Et si le processus m’échappe dans ses détails, ça n’est pas suffisant pour lui prêter des vertus imaginaires. D’autant que la réalité se charge souvent de vous ramener à vos tristes limites.

    J’ai dans ma collection, ce beau Portrait de Gentilhomme qui résiste à ma reconnaissance. Il me semble pouvoir y voir un tableau à la charnière entre les XVIIè et XVIIIè siècles dont la composition est assez basique : altière mais sans emphase.

Le coloris souffle le chaud et le froid en jouant des orangés, prunes et violacés sur un fond brun et gris-vert assez sombre ponctué de zones chaires et de quelques éclats froids (de blanc-violet et de bleu ciel) sur les broderies et les dentelles. Le modelé du visage est plutôt affirmé. La touche est variée et adaptée avec une certaine maîtrise à la chose qu’elle décrit (perruque, velours, peau, dentelles…). Autant d’éléments bien visibles que je ne parviens pourtant pas à rattacher clairement à une Ecole et encore moins à un nom. Mais puisqu’il faut bien s’avancer un peu, je me risque à y sentir quelque chose de français.

Hormis le " costume " affichant d’emblée le rang social du modèle, aucun signe, aucun attribut ne permet d’orienter une recherche particulière sinon ce doigt pointé vers la gauche qui nous invite à sortir du tableau pour sans doute, en apprécier un autre ; son pendant peut-être, représentant Madame, … il y a de grandes chances.

Mais que Monsieur soit marié ne nous avance pas à grand chose…

Au revers du justaucorps pourtant, un insigne se laisse entrevoir. On devine une croix pattée aux extrémités doublées dont chaque pointe porte une petite boule et chaque creux une petite fleur de lys. Un étroit ruban bleu-violet y est associé. Penser alors à l’Ordre du Saint-Esprit peut paraître justifié mais la discrétion (sûrement signifiante) de l’insigne ne permet pas de voir l’emblématique volatil blanc qui étend ses ailes dans la croix. Or, d’autres ordres de Chevalerie sont représentés par de telles croix pattées. Les indices sont donc trop maigres pour suivre cette piste.

Une restauration récente n’a malheureusement révélé aucune signature de l’auteur. Le modèle conserve obstinément son anonymat. Voilà donc bien un tableau qui pour l’instant, reste sans noms.

par van-acker publié dans : COLLECTION
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Lundi 12 décembre 2005

Maquette de la Maison sous cloche n°2. Papier et transparent, 6 x 10 x 10 cm. 2005.

     Par la succession des variations de la " maison sous cloche ", c’est le concept même qui cherche à se préciser, à se rendre plus lisible ou à se heurter à lui-même.

     Dans cette seconde maison, plus de champ a été donné par une emprise au sol  de 100 M2, afin de permettre de mieux tirer partie du contraste entre la " volumétrie "  claire et rigide  de la cloche-abri et les développements plus libres de la sculpture-habitation qu’elle renferme. Même si ponctuellement, les structures de ces deux ensembles peuvent se croiser ou être collaborantes (un bloc maçonné peut par exemple contreventer la cage de l’abri), il apparaît que le principe de départ est d’autant plus clair qu’une impression de totale indépendance est rendue. D’où le décollement accentué des volumes intérieurs par rapport aux parois de verre, l’impression de flottement, de suspension.

    D’autres particularités apparaissent : le rapport intérieur/extérieur, l’espace fermé/l’espace ouvert, le montré/le caché, l’espace intime/l’espace partagé, la diversité des points de vue, la " promenade architecturale " chère au Corbusier… autant de points qui pris un à un, peuvent constituer un thème central pour chaque variation.

par van-acker publié dans : OEUVRE ARCHITECTURE
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Samedi 10 décembre 2005

Maquette de la " maison sous cloche " n°1. Echelle 1/100 ème. Papier et transparent, 6 x 12 x 6 cm. 2005.

   

    Rendre compte d’une œuvre architecturale - même réalisée – à partir de photographies, de dessins et de descriptions écrites est toujours réducteur et nécessairement incomplet. L’architecture appelle l’expérimentation.

Rendre compte d’un " projet " ou d’une " idée " qui relève de l’architecture est une entreprise plus difficile encore : il faut donner à voir et à saisir ce qui n’existe pas dans ses dimensions essentielles. Ce n’est certainement pas ici et maintenant que je vais régler ce problème ! je communiquerai donc de manière partielle.

 

    L’idée de la " maison sous cloche " m’est venue en repensant aux réflexions de l’abbé Laugier, théoricien et critique du XVIIIème siècle, concernant l’origine de l’architecture et sa description de la cabane primitive. A la suite de Vitruve cette conception conduit naturellement à réduire l’architecture à quelques constituants simples : quatre éléments verticaux (porteurs) formant colonnes et un toit. Nous sommes donc dans l’abri.

Sans se perdre dans d’infinies méditations théoriques, chacun sait que la maison ne peut se réduire à la seule notion d’abri. Il y est aussi question d’habiter. " Abriter " et " habiter " ; voilà les deux fonctions que je me propose de distinguer dans mes petits projets de " maisons sous cloche " ; voir comment les formuler plastiquement, ce que cela implique, ce que l’on peut en retirer… ne serait –ce que sur un plan formel.

A la " cloche " - cette boîte de verre avec sa propre structure – il revient donc de former l’abri élémentaire alors que dedans, se développent librement, pièces, volumes, passages et alcôves répondant aux diverses fonctions plus complexes de l’habitat.

par van-acker publié dans : OEUVRE ARCHITECTURE
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Lundi 5 décembre 2005

Modèle original de  "L’Invention ". Acrylique sur panneau de bois, 100 x 60 cm. 2004.

 

     Cette peinture constitue le " modèle original " du travail reproduit dans l’article ci-dessous.

par van-acker publié dans : OEUVRE
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Lundi 5 décembre 2005

L’Invention.

Technique mixte : peinture, encres, photographies sur transparents, panneau de bois, 100 x 62 cm. 2004.

 

La peinture constituant le " modèle original " de ce travail est reproduite dans l’article ci-dessus. Je n’en dirai pas plus, laissant à chacun le loisir de dégager le sens général de l’œuvre par le biais des commentaires ; si participation il y a.

par van-acker publié dans : OEUVRE
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