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Dimanche 20 novembre 2005

Technique mixte : photographie, transparent, peinture et sous-verre, 10 x 15 cm. 2002.

 

       Suivant les préoccupations déjà soulevées dans les précédents articles, ceux qui voudront s’essayer à une interprétation de cette petite œuvre peuvent s’y mettre (je ne vais quant même pas toujours tout faire ! ?).

 

par van-acker publié dans : OEUVRE
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Samedi 19 novembre 2005

Vierge à l'Enfant, Ecole française, XVIIè siècle, huile sur toile rentoilée, 86 x 69 cm (photo. La Gazette de Drouot, 1er juillet 2005, N°26, p. 78.

JACQUES BLANCHARD, La vierge à l'Enfant (endormi, à la chaise de bois), gravure anonyme publiée chez Le Blond, 31,8 x 22 cm (reproduite dans Thuillier, Jacques Blanchard 1600-1638, Musée des Beaux -Arts de Rennes, cat. p. 271, 1998.

     Dans l’article " Un dessin italien de XVIIè siècle ? ", je précisais que l’attribution d’une œuvre d’art était affaire de spécialiste. Il faut bien en effet, pour être validée, que toute hypothèse reçoive un soutien scientifique susceptible de faire office de caution. Mais rien n’empêche l’amateur de voir ce qu’il voit et de rapprocher divers éléments concernant un objet d’art " anonyme " jusqu’à se sentir conduit vers le nom de son auteur.

La Gazette de l’Hôtel Drouot N°26 du 1er juillet 2005, reproduisait en page 78 une Vierge à l’Enfant accompagnée du commentaire suivant : " D’abord imputé à l’école italienne du XVIIè, ce touchant tableau a été finalement attribué à l’école française… ". Mais curieusement, aucun nom d’artiste français du XVIIè ne s’était imposé à l’esprit des professionnels de l’art - experts ou commissaires - ayant vu ce tableau avant sa vente les 21 et 22 juin précédents.

Pourtant, " au premier regard ", l’intensité de la relation mère-enfant, la douceur de la lumière effleurant les corps, le vaporeux des cheveux d’un blond vénitien, le modelé des mains un peu molles, le balancement mesuré entre idéalisation du visage de la Vierge et détails réalistes - coiffure légèrement défaite, chaise rustique en guise de trône - auraient dû suggérer un nom : Jacques Blanchard.

La comparaison avec une autre très belle Vierge à l’Enfant (endormi) de notre artiste contemporain de Vouet conservée au Musée des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand, permet de confirmer cette première impression. On pourrait presque s’arrêter là. Mais une pièce complémentaire peut encore être facilement versée au dossier.

Il existe une version gravée de cette composition reproduite en page 271 du catalogue de Jacques Thuillier édité en 1998 à l’occasion de l’exposition Jacques Blanchard 1600 – 1638. Malheureusement, le graveur de cette feuille anonyme n’interprète pas au mieux la douceur et les subtilités de l’original mais il en fournit une description assez scrupuleuse ( quoiqu'inversée comme souvent ) pour lever tout doute quant aux liens unissant les deux images.

Reste qu’il faut émettre les réserves d’usage. Si l’invention de la composition revient bien à notre artiste français - ce qui est incontestable et suffisait pour parler au minimum d’atelier de Blanchard – qu’en est-il du tableau reproduit dans La Gazette ?

Il faudrait pouvoir l’observer directement pour répondre ; vérifier que dans sa facture même se retrouve bien l’écriture de Jacques Blanchard. Une simple reproduction de qualité assez médiocre ne permet pas de telles investigations. C’est pourtant tout ce dont je dispose. Je ne peux donc aller plus loin tout en admettant l’existence d’un doute purement méthodologique tant la conviction est forte.

 

 

par van-acker publié dans : ATTRIBUTION
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Lundi 14 novembre 2005

Anges, transvasant un liquide. Sanguine et encre brune au pinceau et à la plume sur papier, 18 cm x 13 cm. Collection personnelle.

   

Donc, je collectionne…

   La visite d’expositions, de galeries et de musées permet un rapport étroit avec les œuvres les plus diverses. La pratique pour sa part, place l’auteur au cœur des modalités de mise en œuvre jusqu’à le mettre définitivement à l’écart d’un jugement critique et objectif de cette portion de l’œuvre qui s’offre d’emblée au " premier coup d’œil " . En cela, rien de nouveau. Mais de quoi relève la collection ? besoin de posséder ? obsession compulsive ? sauvegarde ? effet de mode ? mondanité ? Dans tous les cas il est à craindre qu’elle ne s’accommode plutôt volontiers du futile voire du vaniteux ; travers que certains jugeront d’autant plus condamnables qu’ils s’accompagnent d’une irrépressible folie dépensière.

Pour ma part, la collection personnelle, plus encore que l’exposition, la galerie ou le musée, permet de m’approcher davantage de l’objet d’art, de le manipuler, l’observer, le scruter à tout moment, d’y voir ce qui dans sa fabrication échappe lorsque la distance et le temps vous sont comptés alors que vous en partagez l’observation avec d’autres en d’autres circonstances. C’est donc toujours cette meilleur compréhension du " faire " qui m’anime avec cet avantage particulier que cette compréhension ci ne prive pas de l’enseignement du jugement par " le premier coup d’œil ".

    De ce petit dessin, je ne sais rien. Son thème, sa mise en page - malgré les manques -, sa finesse et sa tonalité, en font un dessin très agréable. L’observation poussée fait remarquer un premier tracé à la sanguine (contours et hachures) étalé par endroits, une dispositions des ombres au lavis intervenant après une reprise des contours à l’encre brune. Cette dernière écriture est particulièrement intéressante : épaisse et appuyée pour porter l’accent sur quelques courbes (hanches, mollets) ainsi que quelques creux ( paupières, front, nez, joue, boucles) ; plus légère et machinale quand elle décrit les ailes ou le drapé. Les reprises d’une même ligne s’accumulent parfois à la sanguine ou à l’encre avec de faibles décalages animant ainsi les contours d’une incessante vibration. Dans ses menus détails, ce petit dessin est donc une leçon graphique. Il enseigne à sa manière mais ça n’est pas tout.

    Son attribution est certes affaire de spécialiste. Il n’empêche qu’elle vous incite à émettre des hypothèses, à chercher à les vérifier autant qu’à les invalider. La fluidité du trait, la souplesse de la ligne me poussent à penser ce dessin dans un contexte italien (une inscription manuscrite au revers semble le confirmer). Le Musée des Beaux Arts d’Orléans conserve une  Délivrance de saint Pierre  de Giorgio Vasari (1511 – 1574)  assez proche de notre feuille par l’esprit. Toutefois, si l’auteur de cette dernière montre un sens de la posture un peu contrainte, un sens du déséquilibre compensé, de la ligne autonome, j’ai peine à y reconnaître un dessin pleinement maniériste. C’est pourquoi, il me semble qu’une datation dans les limites du XVIIème siècle me paraît plus probable.

J’en suis là pour l’instant. Et mon incapacité à en extraire plus de données n’enlève rien à la qualité de ce dessin.

Si par ailleurs vous avez une opinion sur la question, des suggestions ; celles-ci sont évidemment les bienvenues.

 

 

 

 

 

par van-acker publié dans : COLLECTION
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Vendredi 11 novembre 2005

 

 

A priori, l’ouverture d’un blog n’a de sens que pour soi-même. Je veux dire que l’entreprise renferme un inévitable ressort narcissique gainé d’une certaine prétention. Autant être lucide et ne pas prétendre y échapper.

Toutefois, la seule perspective d’en faire un lieu d ‘échanges, de transmission d’expressions pousse à en dilater le contenu jusqu’à éventuellement l’enrichir d’un certain intérêt. Rien ne vaut que cette seule éventualité. Il en ressort que vos remarques diverses, vos commentaires ou vos propos sont attendus… à supposer que vous puissiez trouver ici matière à en nourrir.

 

Puisque je suis plasticien, j’y reproduirai des réalisations plastiques personnelles récentes ou plus anciennes et parfois, les commentaires qui s’y référent tentant de présenter quelque point d’une démarche ou un mode d’élaboration.

Comme je ne suis pas que plasticien, d’autres choses pourraient bien venir s’y greffer par la suite… mais nous verrons bien.

par van-acker publié dans : van-acker
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