
Maquette de la " maison sous cloche " n°1. Echelle 1/100 ème. Papier et transparent, 6 x 12 x 6 cm. 2005.
Rendre compte d’une œuvre architecturale - même réalisée – à partir de photographies, de dessins et de descriptions écrites est toujours réducteur et nécessairement incomplet. L’architecture appelle l’expérimentation.
Rendre compte d’un " projet " ou d’une " idée " qui relève de l’architecture est une entreprise plus difficile encore : il faut donner à voir et à saisir ce qui n’existe pas dans ses dimensions essentielles. Ce n’est certainement pas ici et maintenant que je vais régler ce problème ! je communiquerai donc de manière partielle.
L’idée de la " maison sous cloche " m’est venue en repensant aux réflexions de l’abbé Laugier, théoricien et critique du XVIIIème siècle, concernant l’origine de l’architecture et sa description de la cabane primitive. A la suite de Vitruve cette conception conduit naturellement à réduire l’architecture à quelques constituants simples : quatre éléments verticaux (porteurs) formant colonnes et un toit. Nous sommes donc dans l’abri.
Sans se perdre dans d’infinies méditations théoriques, chacun sait que la maison ne peut se réduire à la seule notion d’abri. Il y est aussi question d’habiter. " Abriter " et " habiter " ; voilà les deux fonctions que je me propose de distinguer dans mes petits projets de " maisons sous cloche " ; voir comment les formuler plastiquement, ce que cela implique, ce que l’on peut en retirer… ne serait –ce que sur un plan formel.
A la " cloche " - cette boîte de verre avec sa propre structure – il revient donc de former l’abri élémentaire alors que dedans, se développent librement, pièces, volumes, passages et alcôves répondant aux diverses fonctions plus complexes de l’habitat.
Merci DETAILS. Un blog est un peu comme une maison qui serait faite de plusieurs pièces. Nous voilà donc dans la pièce "architecture". Modestement meublée... mais on fait c' qu'on peut. Nous avons déjà évoqué ensemble la difficulté d'aborder l'architecture par l'image, par le blog... Mias il y a une différence entre la réflexion (même modeste) autour de l'architecture et sa monstration. "Montrer l'architecture", "parler d'architecture", "apprendre à lire l'architecture" comme le proposait Zévi, suppose de relever des difficultés importantes. Il n'empêche que l'on peut toujours s'y essayer. Et dans une certaine mesure, la communication n'est pas impossible, même si elle reste partielle. C'est dans ce sens que j'avais engagé ces petits travaux....