
Maquette de la Maison sous cloche n°2. Papier et transparent, 6 x 10 x 10 cm. 2005.
Par la succession des variations de la " maison sous cloche ", c’est le concept même qui cherche à se préciser, à se rendre plus lisible ou à se heurter à lui-même.
Dans cette seconde maison, plus de champ a été donné par une emprise au sol de 100 M2, afin de permettre de mieux tirer partie du contraste entre la " volumétrie " claire et rigide de la cloche-abri et les développements plus libres de la sculpture-habitation qu’elle renferme. Même si ponctuellement, les structures de ces deux ensembles peuvent se croiser ou être collaborantes (un bloc maçonné peut par exemple contreventer la cage de l’abri), il apparaît que le principe de départ est d’autant plus clair qu’une impression de totale indépendance est rendue. D’où le décollement accentué des volumes intérieurs par rapport aux parois de verre, l’impression de flottement, de suspension.
D’autres particularités apparaissent : le rapport intérieur/extérieur, l’espace fermé/l’espace ouvert, le montré/le caché, l’espace intime/l’espace partagé, la diversité des points de vue, la " promenade architecturale " chère au Corbusier… autant de points qui pris un à un, peuvent constituer un thème central pour chaque variation.
(site web)
le: 17/12/2005 20:11:06 Ho ! j'avais zappé ce commentaire DETAILS. Il faut dire que ces articles remontent à près d'un an 1/2 !
Oui, et c'est d'ailleurs à ces spécificités culturelles nationales, régionales ou plus locales que s'est heurtéé l'architecture internationale en son temps. On en est revenu de cette tendance à vouloir développer un langage universel.
Ici, on reste sur un projet qui tourne autour d'un concept assez simple. Ce qui serait intéressant, c'est de voir justement ce qu'il serait possible de conserver de ce principe dans le cadre d'une réalisation avec ses multiples contraintes et d'abord... celle du lieu d'implantation. Mais c'est vrai qu'au fond, même en faisant des petites maquettes, ça reste une manière de raisonner dans le vide.