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Dimanche 25 novembre 2007 7 25 /11 /Nov /2007 13:18
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Charly LEONARD, Intérieur rustique, huile sur panneau 38 cm x 46 cm, 1937.
 
Il faut parfois chercher un moment et accepter de perdre beaucoup de son temps pour réunir quelques informations, même modestes, à propos d’un artiste ; juste en vue de le cerner un peu plus.
C’est ce qui m’aura au moins permis de reconnaître dans la signature apposée au bas de ce tableau, celle de Charly LEONARD ; peintre, graveur mais aussi sculpteur né en 1894 et mort en 1953.
S’il ne semble pas encore avoir fait l’objet d’une étude précise et raisonnée, cet artiste, auteur de nombreux paysages (Bruges, Andalousie), de natures mortes, de vues d’intérieurs souvent brossés sur panneaux, n’en reste pourtant pas moins prisé d’un cercle restreint d’amateurs.
La peinture de Charly LEONARD s’attarde clairement sur la tradition, sur ce qui reste ici ou là d’un passé rustique mais attachant à opposer encore à une modernité que la marche du temps décidément impose. A priori, aucune polémique dans tout ça, même si au cours de ces années trente, les débats qu’animent modernistes, traditionalistes ou régionalistes, sont bien vifs.
 
Dans cet Intérieur rustique, on se laisse facilement séduire par la construction d’un espace en volumes et plans synthétiques que quelques détails seulement – un bouton de tiroir, une cafetière vermillon, un piétement de poêle – empêchent de s’épanouir en une formule purement abstraite.
Les gris dominent largement sans lasser. Ils se déclinent en anthracite, gris vert, gris bleu, taupe, gris perle…  étament l’image tandis qu’à gauche, sur un flanc de mur clair, deux lignes violacées et un rectangle ocre jaune rehaussent l’ensemble comme le font ailleurs quelques verts olive.
A distance, le tableau propose un équilibre reposant, une ambiance calme faite d’une pénombre que la lumière entame à peine. Mais de près, les surfaces s’animent et la touche s’empresse, devient nerveuse, expressive et moderne comme si au fond il y avait bien là une sorte de tension, une contradiction entre deux mondes, deux temps ; une contradiction complexe dont l’artiste parviendrait à rendre compte en en glissant un aspect entre son sujet et sa manière.

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détail
Par van-acker - Publié dans : COLLECTION
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Commentaires

Difficile à cerner les détails:-) on les voit à pein mais peut être que c'est aussi là la clé de la réussite de cette oeuvre, un peu mystique et simple à la fois...
Commentaire n°1 posté par DETAILS le 25/11/2007 à 16h35
Quand la densité domestique conduit au mysticisme ... après tout, il y a bien une croix au dessus de la cheminée.
Commentaire n°2 posté par van acker le 25/11/2007 à 20h46
Ce tableau est presque divisé en surfaces géométriques...
Commentaire n°3 posté par fbd le 26/11/2007 à 15h47
Il est effectivement très structuré, très construit à la fois en terme de lignes, de surfaces, de volumes et de couleurs, fdb. Au fond, il est assez complet comme tableau.
Commentaire n°4 posté par van acker le 26/11/2007 à 20h26
C'est vrai mais l'existence de la croix pourrait être aussi une indication de l'époque, non? Pour le tableau, en effet c'est assez complet mais un peu sombre, ce qui rajoute encore plus son charme et accentue cette simplicité... C'est une belle découverte Van-Acker...
Commentaire n°5 posté par DETAILS le 27/11/2007 à 08h34
la croix comme indication possible de l'époque ? Là, je dois avouer DETAILS, que je ne vois pas trop dans quelle mesure. De toute manière, ce tableau est daté de 37 (pour 1937) ; la question ne se pose donc pas, a priori.
Commentaire n°6 posté par van acker le 02/12/2007 à 09h00

Charly Leonard, un intérieur rustique, un nom de chanteur de bal, il y a un lien.
Une atmosphère étonnante, le froid d'un intérieur minimaliste où la cafetière nous réchauffe assez pour prêter attention à l'ensemble.
Et puis le détail, c'est vrai, semble crier les non-dits.

 

 

 

Commentaire n°7 posté par jp le 07/12/2007 à 19h00

On connait ses classiques jp : qui en effet peut oublier le grand Charly Oleg auquel tu fais sans doute référence !
Je t'offres un café, tiens ...

Commentaire n°8 posté par van acker le 09/12/2007 à 18h12
Avec plaisir, il est temps de se désendormir.
Commentaire n°9 posté par jp le 09/12/2007 à 22h28
Et c'est là que je me dis que cet intérieur manque de chaise... avec ou sans sucre.
Commentaire n°10 posté par van acker le 10/12/2007 à 07h43

De cet hiver tardif il est encore temps de couper quelques rondins boisés et s'installer dans le cantou.

Sans.

Bon laissons Charly se reposer.

Commentaire n°11 posté par jp le 10/12/2007 à 22h23
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