La discussion autour du projet de " maison sous cloche n° 3 " avait soulevé la question de " l'intimisation " des espaces intérieurs dans le cas d'habitations recourant largement au verre et à sa transparence. Le projet n° 4 veut prendre en compte au moins partiellement, ces questions.

Maison sous clochen°4, rez-de-chaussée. 2006.
Ici, le volume, d'une emprise au sol de 100 m2 (10 m x 10 m) prend place dans une parcelle rectangulaire. L'accès à la parcelle se fait en 1 et donne à voir d'amblé un angle de la maison. Son plan (en violet et en négatif sur les documents) propose au rez-de-chaussée, une zone A contenant une entrée, la cuisine et un bureau et séparée par l'escalier, une zone B correspondant à un vaste séjour. A l'étage, on trouve trois chambres et une salle de bains.

Maison sous cloche n°4, plan de l'étage. 2006.
L'idée est de retrouver plus d'intimité en proposant de rejeter et de poursuivre certains cloisonnements hors de la maison proprement dite comme des paravents extérieurs. Faire participer ainsi les murs extérieurs avec la définition des pièces intérieures permet d'augmenter les zone A et B en zones A/a et B/b qui sont autant dedans que dehors grâce à la transparence des parois de verre. Ces zones permettent au regard et à la vie de rayonner tout en conservant la sensation d'être contenus dans un espace clos et protégé. C'est un effet " courette " mêlant intimement intérieur et extérieur.
A l'étage, le retournement de la chambre D ouverte sur la grande trémie du séjour C et ses coursives, propose de réemployer l'effet mais cette fois, strictement à l'intérieur. La double hauteur du séjour prend alors un statut particulier de portion d'extérieur incorporée dans la maison.
Puisque ces " effets " sont plus lisibles dans la maquette sans film transparent (à cause des reflets), sur les photographies ci-dessous, j'ai matérialisé par un simple trait les limites des parois de la " cloche " enveloppant la maison.
Je présenterai la maquette dans sa dernière version un peu plus tard.

Les choses rentrent peu à peu dans l'ordre sur over-blog.
Oui, le découpage/assemblage de ma toile semble assez proche de ce cut up que je ne connaissais pas ; la dimension narrative en moins. Merci de nous faire ainsi profiter de tes lectures Bernadette et avec précision.
Si pour ma p'tite maison c'est mieux alors ça va.
...toujours avec mesure. Le post-modernisme en architecture, les formes courantes qui s'en sont suivies aux cours des années 90, regorgent de ces courbes sensées varier un peu la rigueur de la ligne droite mais ne tombent souvent pas très bien : trop anecdotiques.
Pour l'instant donc, la courbe doit s'imposer à moi comme une évidence dans un projet : pour accompagner un déplacement, faire glisser la lumière progressivement ou dynamiser un espace.
Elle n'est jamais simple à mettre en oeuvre, ni en maquette ni en réalité.
Hello. Pour répondre à ta question laissée chez moi, je dirais qu'un véritable "artiste" (même amateur -le mot amateur vient du mot aimer, apprécier la beauté-) doit mettre en avant l'art de vivre.
Par exemple, être un lecteur "attentif" ou "réceptif" est une forme d'art car prendre et donner du plaisir est un enrichissement (pour la "société" et les gens qui aiment lire, dans cet exemple).
Je serais intéressé de connaître ton avis là-dessus. Bonne continuation. Th.
bon j' me lance...même si OB ne répond pas !
Ce projet est bien attirant, les volumes, l'intimité est au RDV cette fois ci enfin elle est + évidente.
Je reviens en arrière avec ton tableau revu et corrigé, et je suis en train de lire un essai sur l'art contemporain " Création" de Daniel Sibony qui écrit ceci:
Il y eut même des écrivains qui en faisaient leur principe: mettre en morceaux une page écrite et la recoller autrement, puis"arrondir" les bords;ils appelaient ça CUT UP. C'est comme prendre une toile, la mettre en morceaux, les recoller dans un autre ordre en "arrangeant"les frontières..... page 80 éditionSeuil