Peine perdue, estampe numérique avec intervention (montage, double impression, décollement de la pellicule imprimée), 21,5 cm x 9 cm. 2007.
"Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" (Lavoisier)
Sans doute raphaële ; un peu de R. Rauschenberg, de Tony Soulié, de S. Polke... leurs travaux autour de l'image, du déplacement de la photographie vers la peinture ont des points en commun auxquels je suis sensible.
Lavoisier... Lavoisier... il était pas transformiste chez Michou?
Non, jp, je savais que c'était toi qui m'en parlerai le premier. En fait, je ne savais pas trop comment "dire" cette intervention. Elle est de l'ordre du "défaire". Après impression de l'image, j'ai collé du ruban adhésif (en bas effectivement). En le décollant, il a emporté la pellicule brillante du papier photo et l'image avec elle suivant des petits traits serrés. Dans ce faire/défaire, il y a quelque chose d'une certaine vanité de l'action, de "peine perdue" qu'il faut certainement relier à l'image... Faut-il renoncer pour autant ?
Ca plaît à Arthur. Les personnages et les formes devinés. Par contre, dixit la môman, on va éviter d'expliquer la technique afin de ne pas tenter les apprentis sorciers. C'est bien les expérimentations, mais je doute du choix du support chez les bipèdes de la maison.
Bonne reprise
Christelle
ça plait à Arthur? sans chevalier ni château fort ? Alors, c'est une prouesse !
Tes doutes Christelle, vont finir par briser leur élan créatif à ces petits bipèdes. Sinon, merci pour la reprise et à tous les bipèdes à porté de bise : t'en décoches une ! y'en a bien un qui t'en rendra dix de notre part.
Si Sisyphe pouvait t'entendre jp... Merci à toi.
Faire/défaire, ne pas renoncer mais construire.
Dis donc Fred, l'art, sans A grandiloquent, ne sert-il pas ouvrir les esprits et les sens ?
Bises du pays des dragons.
Bonsoir et merci .lafabe.. Me voilà touché à mon tour...
Il y a bien un peu de passé et un peu de présent dans cette "peine perdue". Aux XVIè, XVIIè, XVIIIè, l'allégorie de la "peine perdue" était figurée par une personne noire se lavant afin - le sous-entendu est à peine voilé - de s'éclaircir la peau. C'est par ce type de représentation de l'image au sens que l'on mesure assez l'ancrage de certains préjugés raciaux (pourquoi un noir chercherait-il à s'éclaircir la peau sinon dans l'espoir de ressembler au blanc?). Alors oui, on peut penser qu'un tel passé a bien accidenté notre présent et au passsage un continent entier dont la fécondité me semble bien parfois n'être que peine perdue.
Renoncer, Christelle du pays des dragons (t'as pas plus court comme pseudo?), ce serait ne rien montrer finalement. Quand une image montre qu'une partie lui a été défaite, alors c'est bien une manière de construire ; de construire par le manque. Ce manque appartient à la composition. Il est aussi l'image.
Certainement que l'art sert bien à ça ; à ça et à bien d'autres choses sans doute.
Mais alors, peine perdue, Michaël Jackson a personnifié cette allégorie ?!
Et ce sera sans pseudo mais toujours du même pays.
Encore une fois un travail qui me plait !
et ce qui me plairais le plus c'est de te voir travailler !
Je peux t'assurer qu'il n'y a rien de nouveau ici bernadette. Des documents photograpiques, un scan, un ordinateur, "machinschop", une imprimante, de la peinture, du scotch... c'est tout. Et même dans la manière de les utiliser : rien de particulier.
Et d'ailleurs, je me posais dernièrement cette question à propos d'E. Larus et de cet ouvrage répertoriant les singuliers que tu citais sur ton blog. Connais-tu un ou des singuliers qui utilisent l'infographie ? c'est tellement simple à un certain niveau, qu'on peut parfiaitement l'intégrer aujourd'hui aux nouvelles "manières" brutes, singulières opposées à "savantes" ou "cultivées". T'en penses quoi toi ?