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Dimanche 4 mars 2007

 

 

 

Peine perdue, estampe numérique avec intervention (montage, double impression, décollement de la pellicule imprimée), 21,5 cm x 9 cm. 2007.

par van-acker publié dans : OEUVRE
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Commentaires

très moderne, ce travail sur le travail : cela me fait penser un peu à Rauschenberg...
commentaire n° : 1 posté par : raphaële (site web) le: 04/03/2007 14:55:39

"Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" (Lavoisier)

commentaire n° : 2 posté par : Will (site web) le: 04/03/2007 18:07:12
Tu as du déjà penser qui va me demander ce que veut dire "décollement de la pellicule imprimée"? Déjà est-ce au niveau des traces du bas?
Peine perdue veut dire renoncement?
Questionnement vôtre.
commentaire n° : 3 posté par : jp (site web) le: 04/03/2007 19:09:34

Sans doute raphaële ;  un peu de R. Rauschenberg, de Tony Soulié, de S. Polke... leurs travaux autour de l'image, du déplacement de la photographie vers la peinture ont des points en commun auxquels je suis sensible.


Lavoisier... Lavoisier... il était pas transformiste chez Michou?


Non, jp, je savais que c'était toi qui m'en parlerai le premier. En fait, je ne savais pas trop comment "dire" cette intervention. Elle est de l'ordre du "défaire". Après impression de l'image, j'ai collé du ruban adhésif (en bas effectivement). En le décollant, il a emporté la pellicule brillante du papier photo et l'image avec elle suivant des petits traits serrés.  Dans ce faire/défaire, il y a quelque chose d'une certaine vanité de l'action, de "peine perdue" qu'il faut certainement relier à l'image... Faut-il renoncer pour autant ?

commentaire n° : 4 posté par : van-acker (site web) le: 04/03/2007 19:59:37

Ca plaît à Arthur. Les personnages et les formes devinés. Par contre, dixit la môman, on va éviter d'expliquer la technique afin de ne pas tenter les apprentis sorciers. C'est bien les expérimentations, mais je doute du choix du support chez les bipèdes de la maison.


Bonne reprise


Christelle

commentaire n° : 5 posté par : Arthur et sa mÎman le: 05/03/2007 09:27:17
Faire/défaire cela me parle assez bien, je suis souvent dans ce "principe". Et faire/défaire est peut-être un mouvement anti-renoncement.
Merci pour les explications techniques.
commentaire n° : 6 posté par : jp (site web) le: 05/03/2007 12:56:44

ça plait à Arthur? sans chevalier ni château fort ? Alors, c'est une prouesse !


Tes doutes Christelle, vont finir par briser leur élan créatif à ces petits bipèdes. Sinon, merci pour la reprise et à tous les bipèdes à porté de bise : t'en décoches une ! y'en a bien un qui t'en rendra dix de notre part.


Si Sisyphe pouvait t'entendre jp... Merci à toi.


 

commentaire n° : 7 posté par : van-acker (site web) le: 05/03/2007 20:31:37
Un petit bonsoir de par chez toi Van Acker !
Ton travail "interventioniste" me plaît beaucoup. J'aime le côté graphique qui s'en dégage, l'élan, la spontanéité, le geste . . . les émotions qui transparaissent en couches subtiles et successivent.
Cette "peine perdue", comme un passé qui tente de ressurgir ou un présent accidenté . . . je suis touchée par le mystère qui s'en dégage.
commentaire n° : 8 posté par : .lafabe. (site web) le: 05/03/2007 23:14:34

Faire/défaire, ne pas renoncer mais construire.


Dis donc Fred, l'art, sans A grandiloquent, ne sert-il pas ouvrir les esprits et les sens ?


Bises du pays des dragons.

commentaire n° : 9 posté par : Christelle le: 06/03/2007 10:28:16

Bonsoir et merci .lafabe.. Me voilà touché à mon tour...


Il y a bien un peu de passé et un peu de présent dans cette "peine perdue". Aux XVIè, XVIIè, XVIIIè, l'allégorie de la "peine perdue" était figurée par une personne noire se lavant afin  - le sous-entendu est à peine voilé  -  de s'éclaircir la peau. C'est par ce type de représentation de l'image au sens que l'on mesure assez l'ancrage de certains préjugés raciaux (pourquoi un noir chercherait-il à s'éclaircir la peau sinon dans l'espoir de ressembler au blanc?). Alors oui, on peut penser qu'un tel passé a bien accidenté notre présent et au passsage un continent entier dont la fécondité me semble bien parfois n'être que peine perdue.


Renoncer, Christelle du pays des dragons (t'as pas plus court comme pseudo?), ce serait ne rien montrer finalement. Quand une image montre qu'une partie lui a été défaite, alors c'est bien une manière de construire ; de construire par le manque. Ce manque appartient à la composition. Il est aussi l'image.


Certainement que l'art sert bien à ça ; à ça et à bien d'autres choses sans doute.

commentaire n° : 10 posté par : van acker (site web) le: 06/03/2007 21:02:16

Mais alors, peine perdue, Michaël Jackson a personnifié cette allégorie ?!


Et ce sera sans pseudo mais toujours du même pays.

commentaire n° : 11 posté par : werner-franck le: 07/03/2007 10:02:09
... lui, ce serait plutôt un contre exemple, justement.
commentaire n° : 12 posté par : van acker (site web) le: 07/03/2007 17:17:06

Encore une fois un travail qui me plait !


et ce qui me plairais le plus c'est de te voir travailler !

commentaire n° : 13 posté par : dette (site web) le: 07/03/2007 19:25:52
Me voir travailler ? quelle drôle d'idée bernadette. Pour quoi faire ?
commentaire n° : 14 posté par : van acker (site web) le: 08/03/2007 19:55:56
Je suis attirée par toutes formes de techniques nouvelles et celle ci me décoiffe bien !
commentaire n° : 15 posté par : dette (site web) le: 08/03/2007 20:44:35

Je peux t'assurer qu'il n'y a rien de nouveau ici bernadette. Des documents photograpiques, un scan, un ordinateur, "machinschop", une imprimante, de la peinture, du scotch... c'est tout. Et même dans la manière de les utiliser : rien de particulier.


Et d'ailleurs, je me posais dernièrement cette question à propos d'E. Larus et de cet ouvrage répertoriant les singuliers que tu citais sur ton blog. Connais-tu un ou des singuliers qui utilisent l'infographie ? c'est tellement simple à un certain niveau, qu'on peut parfiaitement l'intégrer aujourd'hui aux nouvelles "manières" brutes, singulières opposées à "savantes" ou "cultivées". T'en penses quoi toi ?

commentaire n° : 16 posté par : van acker (site web) le: 09/03/2007 20:25:32
Pour répondre à ta question: l'art singulier est un monde de la récup. qui est loin des techniques nouvelles ! il se veut bidouilleur, anarchique, toujours figuratif et qui nécessite aucun savoir ou méthode. Je ne connais aucun artiste qui réponde a tes critères.....
commentaire n° : 17 posté par : dette (site web) le: 24/03/2007 14:31:40
Moi non plus. Je me disais seulement que l'art singulier en tant que pratique libre et ouverte pouvait bien en arriver à aborder les moyens informatiques désormais si simples. S'il ne peut y avoir d'art singulier qui en relève, alors je trouve que c'est une limite plutôt artificielle, voire dogmatique.
commentaire n° : 18 posté par : van acker (site web) le: 24/03/2007 15:35:17
... j'aime beaucoup ce travail de la matière qui donne un résultat inachevé/brut  et laisse une grande latitude à l'interprétation et à l'imagination ... sensible
commentaire n° : 19 posté par : sylvie (site web) le: 22/04/2007 14:27:46
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