Squelette de pigeon, crayon, encre, acrylique, scotch et colle sur carton gris, 27 cm x 18 cm. 2007.
çe n'est qu'une esquisse DETAILS. Sinon, pas d'état d'âme morbide. J'ai mis la main sur ce squelette ; la finesse graphique de la structure, le fait qu'elle soit rafistolée avec de gros plots de colle, c'est assez pour me donner une idée de peinture... sur la peinture.
Je ne sais pas DETAILS... un sens commun du dépouillé peut-être ?
Disons, marie-eva que le croquis nécessite d'être plus attentif à la chose ; ce qui permet de mieux la reprendre ensuite en plus grand par exemple, et avec d'autres moyens. Pour le choix : le squelette d'un piaf était important. Le pigeon c'est secondaire. On expliquera quand on y sera.
Tu dois confondre avec Lazare cocole, celui-là est bien mort.
Merci à vous.
En même temps Didoff, avec juste une plume là où il faut, il ne serait pas pire que certains mannequins.
Pour ce projet qui commence avec ce croquis de squelette et qui se pousuivra... je ne sais pas quand, c'est exactement ça Anne ! jusqu'aux difficultés à faire la part entre structures observées et structures rêvées ! Tu es médium ou c'est déjà si (trop) clair ?
Pour "Fragments 1", en revanche, c'est moins direct et le travail est différent mais le rapport au construit/déconstruit, structuré/déstructuré y est aussi... associé à quelque chose de très superficiel.
... squeletique mais l'oel vif quand même ...
je regarde en boucle la jeune fille à la perle ... un film qui me ravit ... l'as tu vu ?
Non, Sylvie, je ne l'ai pas vu. Je suis généralement assez peu attiré par ces films qui abordent la vie d'un artiste sur lequel nous avons finalement assez peu d'éléments. Il y a nécessairement une grande part romancée. Ce qui ne m'autorise pas à préjuger de la qualité du film. D'autant que la présence de Scarlett Johansson devrait attiser ma curiosité... je vais donc essayer de réparer cette erreur le plus rapidement possible et nous en reparlerons.
Merci .lafabe, c'est très gentil. Et tu as trouvé le temps de passer par ici toi ? je vais t'appeler "petit courant d'air survitaminé", tiens.
"regarde ces squelettes,
ils nous regardent de travers.
Ne leur fais pas la tête,
ne leur fais pas la guerre.
Il ne restera rien de nous,
pas plus que d'eux".
C'est en tous cas ce que je vois dans l'oeil de ce pigeon : quelquechose d'émouvant et de terrifiant à la fois, qui nous renvoie à notre vaine destinée.
Et quelques vers qui moi me renvoient à "la Ballade des pendus" de Villon ; une histoire de face-à-face où le plus conscient n'est pas le moins mort.
merci alex.
Cette "ballade des pendus" renvoie à son tour au poème d'E. Poe et de son corbeau "never more". C'est d'ailleurs la première chose qui m'était venue à l'esprit en voyant ce pigeon mais je ne parviens pas à me remémorer les vers de ce poème de Poe...
"Le plus conscient n'est pas le moins mort" dis-tu. Le plus conscient de sa finitude, si je puis m'exprimer ainsi ? je crois que nous en sommes tous conscients, avec plus ou moins d'acuité. Mais parfois il faut vivre en oubliant ce qui nous attend tous, à plus ou moins brève échéance... En tous cas, ce pigeon est comme la Ballade de Villon : c'est lui qui nous parle au-delà de la mort, tu ne trouves pas ?
Oui, c'est aussi ce "jamais plus" qui revient au rappel de ce texte de Poe et ... rien de plus ... ou presque. Encore du sublime !
D'accord mais il faut admettre que le mort est mieux placé pour parler en connaissance de cause...
En fait, le squelette est avant tout une manière de parler de ce qui fait structure. Ici, la structure d'une peinture. Mais il ne s'agit que d'une étude qui ne fait que préparer un travail qui n'est pas encore commencé. Je dois le réaliser pour en parler davantage et mieux en cerner le sens.
Pour la Ballade des pendus on peut dire surtout qu'il y a là tout le talent d'un homme à faire parler les morts.
C'est la première fois que je vois une oeuvre qui "traite" le squelette d'un pigeon, quel était ton état d'âme en commencant cet oeuvre?
(juste une question curieuse)
A part ça, j'aime bien la composition et les reflets du crayon...
Je reviendrai pour la contempler d'avantage.