Quelques productions et réflexions d'un plasticien un peu collectionneur, un peu architecte...
Pourquoi taire les échecs ? Sauf à vouloir laisser supposer que tout va toujours pour le mieux au regard des intentions ; il n’y a pas de raison.
Le dessin présenté dans l’article précédent Etude d'une jeune femme assise, était donc destiné à un Regard intérieur 2 . Mais en cours de mise en œuvre, certains éléments n’ont pas été maîtrisés et le dessin est maintenant perdu ; en ce sens que plus rien ne peut plus être fait pour que cette réalisation corresponde à l’intention projetée.
Cette intention est pourtant assez précise pour être formulée dans une esquisse numérique. Laquelle me permet de valider mon image en tant qu’organisation choisie de formes, de couleurs, de valeurs, de lignes, de masses, etc. aboutissant à une composition. Je pourrais m’en contenter mais il lui manque une dimension matérielle. C’est sa matérialisation qui doit permettre de parler de transparence, de recouvrement, d’empâtement de craie grasse ou de peinture ou tout simplement de taille plus ou moins imposante. La présence physique des constituants de cette image lui sont indispensables pour espérer faire sens.

Esquisse numérique du " Regard intérieur 2 ". 2006.
Alors, sans exiger du travail final qu’il corresponde exactement à l’esquisse, certaines qualités ne peuvent être abandonnées en cours de route. La netteté et l’illusionnisme du dessin sont ici indispensables et c’est justement ce qui a été perdu dès les premières manipulations.

Etat " Regard intérieur 2 " en cours de réalisation. Technique mixte : papier, mine de plomb, acrylique, vernis et encre sur plaque de bois. 100 cm de diamètre. 2006.
Il ne reste plus qu’à constater, analyser, vérifier pour tirer un enseignement de cet échec… et agir en conséquence en espérant que ça n’est pas du principe même que tout dépend.