Quelques productions et réflexions d'un plasticien un peu collectionneur, un peu architecte...
Du Portrait de Jacques Offenbach au Metopoceros cornu de Saint-Domingue.
Pour faire suite à l'article COLLECTION : " le Cygne " un dessin présumé d'Alexandre Laemlein et pour tenter de conclure efficacement sur le sujet, j'ai inversé le document montrant le Portrait d'Offenbach. Rappelez-vous, c'était une simple question de "bon sens".

Image inversée du Portrait de Jacques Offenbach par A. Laemlein.
Ce petit artifice nous permet de mieux comparer le graphisme de cette lithographie avec celui des deux dessins ci-dessous achetés dans un lot qui comprenait le fameux Cygne aux faux airs de Phénix.

Trois vues d'un Goéland, 20 cm x 18 cm et Le Metopoceros cornu de Saint-Dominque, 8cm x 25,5 cm, mine de plomb sur papier. Collection personelle.
Bien que nous ne disposions pas d'une bonne reproduction du Portrait d'Offenbach, il me semble toutefois possible de relever quelques points utiles en s'attachant aux parties les plus lâches de cette représentation - revers de la veste, manche, zone basse du fond - là où les hachures s'émancipent.
On retiendra les caractéristiques d'un dessin " cassé" traitant la volumétrie du modèle en facettes, par surfaces délimitées puis ombrées de traits parallèles, un dessin qui cherche ses contours par à-coups. Une autre caractéristique se manifeste dans la présence de petits traits allant par groupes de deux ou trois comme des griffures marquant quelque modulation du relief.
En s'approchant de nos deux dessins, on constatera sans trop de peine l'existence de caractéristiques bien similaires.


Détails des deux dessins précédents.
Même si leur qualité plastique est moindre que celle exprimée dans " Le Cygne ", même s'ils ont une dimension bien plus anecdotique, ces deux dessins n'en demeurent pas moins essentiels ici pour permettre de remonter le fil jusqu'à leur auteur présumé. Il faut donc au moins leur reconnaître cette place.
C'est pourquoi, je crois, en dernière analyse, que nos trois feuilles reviennent bien à Alexandre Laemlein. Permettez-moi de ne plus en douter... ou si peu.