Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Quelques productions et réflexions d'un plasticien un peu collectionneur, un peu architecte...

Publicité

COLLECTION : ...

Puisque je manque de temps, c’est l’occasion de procéder autrement.

Voici donc un dessin ancien sans date ni signature. Vos commentaires permettront certainement d’en dire davantage… enfin, si vous voulez bien.

 

 

Dessin ancien, pierre noire sur papier vergé, 11,5 cm x 9,4 cm.

 

 

Complément 08/02

Adélaïde Labille-Guiard, Portrait du sculpteur Augustin Pajou, pastel, 71cm x 58 cm. 1782, musée du Louvre.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
V
Le rapprochement entre ce dessin et le petit pastel du Musée d'Art et d'Archéologie de Pithiviers est en effet très intéressant. Vous m'apportez là une piste qu'il faut impérativement suivre. Merci beaucoup Emmanuel ! J'aurai l'occasion de rendre compte par la suite de nouvelles hypothèses ou même de conclusions relatives à cet apport (sait-on jamais!). <br /> A titre indicatif  Emanuel, vous pouvez toujours me contacter directement par le lien "Contact" en bas de page. Merci encore.
Répondre
E
pour ce qui est de la pose et du sujet (pas du style du dessin), il me semble y avoir quelques analogies intéressantes avec un "Portrait de la duchesse de Chateauroux" (favorite de Louis xv) d\\\'après Carle Van Loo, qui est dans la base Joconde. e
Répondre
V
mon "puisque l'intérêt n'y est plus" était plutôt une formule pour accélérer le mouvement et dire où j'en étais avec ce dessin avant que l'article ne se perde au fond de ce blog.  L'attention, la curiosité de personne n'était en cause... surtout pas la tienne jp ! Merci pour tes contributions.<br /> Et la réflexion reste ouverte...
Répondre
J
Franchement ce matin j'ai un peu cherché sur internet quelques données sur M-A.Collot... pour me retrouver  devant le résumé de son parcours. Avec cette épisode du buste de Diderot si parfait que Falconet brisa le sien. Et celui évidemment du cavalier de bronze représentant Pierre le Grand. Ce n'était donc pas un manque d'intérêt (de ma part) mais plutôt un manque de connaissances que tu nous présentes si bien... que bon, merci quoi.
Répondre
V
... je teminerai donc moi-même puisqu'a priori,  l'intérêt n'y est plus.<br /> Nous en étions à la piste Collot. Ses dates (1748 - 1821) ne sont pas en contradiction avec notre dessin qui esquisse un modèle plutôt jeune auquel on peut donner entre 20 et 30 ans. On sait qu'après avoir été très jeune modèle dans l'atelier de Jean Baptiste Lemoyne, elle s'est illustrée par son talent précoce auprès d' Etienne Maurice Falconet. Elle a à peine 18 ans qu'elle compte déjà à son actif, de nombreux bustes célébrés par Diderot. On ne lui connait d'ailleurs que des bustes. Et c'est bien un buste que montre le dessin. On peut même pousser un peu plus loin.<br /> Vers 1766,  E. M. Falconnet est choisi par l'impératrice Catherine II pour réaliser la famause statue équestre de Pierre le Grand à Saint -Petersbourg. Et à qui revient alors l'execution du modèle de la tête ?... à Marie -Anne Collot, sa jeune élève : un petit évènement qui a beaucoup remué  le monde de l'art de l'époque. <br /> Ce portrait de Pierre le Grand, présenté au musée russe de de St Petersbourg, aurait bien quelques similitudes dans le port de tête avec le buste du dessin : menton haut et légèrement pointé vers la droite. C'est tout ce que l'on peut dire : des éléments qui convergent mais sans qu'il soit possible d'être affirmatif.<br /> Reste les traits du modèle. Pierre Etienne Falconnet (le fils du précédent) a peint le portrait de Mlle Collot en 1773. Ce tableau se trouve aujourd'hui au MBA de Nancy. Le visage ovale au nez plutôt long est  finalement assez éloigné du type physique du dessin. Mais l'objet de ce dessin est-il vraiment de décrire son modèle ? L'habitude, c'est valable chez Maurice Quentin de La Tour et chez bien d'autres, est alors de traiter le visage à part, pour lui-même, non dans une composition générale. L'auteur a donc pu opter pour une description vivante sans viser expressément la ressemblance. On peut donc conserver sous le coude l'hypothèse d'une étude préparatoire pour le portrait d'une sculptrice qui pourrait être Marie Anne Collot.<br /> Mais personnellement,quelque détails me chiffonnent. Les épaules passablement dénudées, les petites feuilles dans la coiffure, le voile dans les cheveux.... autant d'élements qui ne s'accordent pas franchement avec la tradition du portrait d'artiste au travail. A lire dans ce sens, on pencherait plutôt pour une sorte d'allégorie ou de personnification de la sculpture. C'est là une autre hypothèse.<br /> Mais on notera que le croisement de ces deux hypothèses n'est pas impossible. Donner en cette seconde partie du XVIIIè siècle, une représentation de la sculpture  qui chercherait à se référer directement ou indirectement à la personne si singulière de Marie Anne Collot, n'aurait rien d'incohérent.<br /> Sur l'attribution enfin. Un petit portrait à la pierre noire de Madame Fragonard   par Jean-Honoré Fragonard conservé au Louvre, m'invite à voir ce dessin dans sa mouvance plutôt que dans celle d'un François Boucher. Sans pour autant être un Fragonard, c'est sans doute dans ce sens qu'il faudra chercher jusqu'à trouver un jour, qui sait ? le tableau correspondant à cette étude... avec un peu de chance.
Répondre