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Quelques productions et réflexions d'un plasticien un peu collectionneur, un peu architecte...

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COLLECTION : « Le Philosophe Empedocle », gravé par Jérôme David d’après un dessin de Claude Vignon.

 

 

Le Philosophe Empedocle, gravure au burin de Jéröme David sur un dessin perdu de C. Vignon, 21 cm x 17.5 cm. Vers 1635. Collection personnelle.

 

Il faut se faire à l’idée que les suites ne manquent pas chez Claude Vignon (1593 – 1670).

Celle des Bustes de Philosophes et de Rois précède de dix ans la première édition de la  Galerie des Femmes fortes  déjà évoquée ici. Publiée par François Langlois dit Ciartres, vers 1635 donc, elle se compose de 36 portraits gravés, dont 21 le sont d’après Vignon, 11 d’après Rembrandt et 4 d’après Alessandro Varotari. La plupart de ces gravures semblent dues au burin de Jérôme David.

Par cet ensemble ne reposant en terme de physionomie, sur aucun fondement historique, Claude Vignon s’est plu à traiter ses têtes comme autant de figures volontiers fantaisistes à la psychologie un peu forcée qui emprunteraient plus au théâtre et à la caricature qu’à cette densité rembranesque dont elles sont sensées dériver. Pour certaines en tout cas. Et de toute façon, c’est plus un bonheur qu’un regret. Il faut dire que certains noms poussent l’imaginaire : Geoffroy de Lusignan, dit la Grande Dent ; Atabalipa, roi du Pérou ; Paracoussi, roi de Plata ; Denys, tyran de Syracuse ; Cadamost, roi d’Ethiopie… à l’imaginaire et à l’exotisme.

 

Geoffrey de Lusignan, dit à la Grande Dent, gravure de J. David d’après C. Vignon.

 

 Paracoussi, roi de Plata, gravure de J. David d’après C. Vignon.

 

 

Parmi tant de curiosités pittoresques, notre Empedocle a quelque chose de plus sobre. Mais c’est un bon exemplaire de ces têtes de vieillards plutôt répandues dans l’univers caravagesque de l’époque.

Ici, barbe et cheveux abondants offrent au burin de David, l’occasion de tailler avec souplesse tandis que les sillons droits, étroitement croisés, traduisent le noir profond et velouté du manteau et du bonnet. La mise en page reste simple et montre un philosophe en prise directe avec l’absolu, émerveillé peut-être par la poésie de sa propre conception de l’univers physique fait des quatre éléments mûs par rien d’autre que.. la Haine et l’Amitié :  tout un programme.

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D
C'est à dire j'adore, c'est le genre que je préfère le plus dans l'Art...
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V
Encore que les trognes n'aient jamais vraiment manqué...<br /> "fortes en expression" tu l'as dit ! certaines évoqeraient presque  les portraits de Joseph Ducreux.
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C
comment veux-tu qu'avec de telles gravures les gens d'alors n'aie pas envie de voyager pour découvrir des peuplades bizarres!!!la curiosité ne peut qu'être aiguisée par des traits si forts en expression!
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V
"mes points faibles", c'est-à-dire ?
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D
Bonjour,Mis à part que les gravures de ce genre ce sont mes points faibles, j'ai beaucoup aimé la manière dont tu les a présenté. Avec une petite pointe de poésie qui touche chaque lecteur...Merci.
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