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Quelques productions et réflexions d'un plasticien un peu collectionneur, un peu architecte...

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OEUVRE : "Sans titre"... fin

Sans Titre, huile et acrylique sur toile, 140 x 140 cm. 2006.

 

Il est parfois long de terminer…

Ce travail " Sans titre ", est le résultat de transformations et de reprécisions que l’on peut suivre en retournant aux articles ŒUVRE : " Sans titre " et  ŒUVRE : " Sans titre "…suite. .. si on en a le courage.

 

Si la dernière version me semblait plus efficace que la première, le fond plat en blanc cassé uni ne participait pas encore assez à la composition colorée générale dont le principe consistait à superposer, croiser des surfaces de toiles peintes.

J’ai donc retravaillé un fond - toujours uni - fait lui aussi de pièces de toiles superposées. Les nouvelles épaisseurs de toiles forment ainsi des reliefs linéaires courant sur les zones colorées et se poursuivant dans le fond blanc.

Sans Titre, détail.

 

Les effets de ce réseau de bordures un peu comparable à des veines a encore été accentué par l’application d’un vernis brillant.

Sans titre, vue avec reflets.

 

Si on fait abstraction de la brutalité du coup de flash ( il faut bien que je vous montre !), les reflets curieusement, ne gênent pas la perception du travail : en rongeant certaines parties, en soulignant le réseau sous-jacent, ils introduisent au contraire des sortes de variations en fonction des déplacements.

Enfin, la toile se présente sans châssis, fixée directement au mur, pendant avec quelques faux plis et une franche allure de toile cirée.

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V
Qu'est-ce à dire ?
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P
je m'y retrouve assez bien
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V
... effet de mode ou simple absorption, simple assimilation.<br /> Toutes proportions gardées, c'est un peu l'histoire de l'urinoir (Fontaine) de Duchamp. L'objet est d'abord introduit dans le champ de l'art de manière critique (en 1917 je crois) pour finalement y être parfaitement accepté, intégré. Il faut attendre un Pinoncelli qui une fois de plus (en janvier dernier lors de l'expo Dada) s'attaque à cette objet à coup de marteau, pour que la question soit renouvelée. L'art et la critique ont une capacité phénoménale à s'approprier les choses les plus contradictoires.  <br />  <br />  
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D
tu as raison aussi de considérer l'effet de mode !
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V
Oui, oui, c'est bien ainsi qu'il faut l'entendre je crois. Les pratiques modernes ont fait entrer la tache, la dégoulinure, la déchirure, la rencontre inopinée d'objets et autres "accidents" plastiques dans le domaine de l'art. Dans un premier temps, pour contredire l'idée de maîtrise au sens académique. Finalement, le hasard comme l'accident ont pris une valeur esthétique évidente et relèvent aujourd'hui de pratiques courantes. Alors qu'ils avaient pour mission (pour sens) dans un premier temps, de dénoncer la matérialité de l'oeuvre, sa frontalité, de montrer l'émancipation de l'artiste par rapport aux  règles les plus diverses, on peut presque considérer qu'ils relèvent maintenant d'un langage courant et donc, sinon d'un académisme moderne, au moins d'un certain classicisme moderne. Ce qui n'enlève rien à leur qualité plastique mais peut parfaitement  en réorienter le sens ou au moins amener à s'interroger encore.
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