ha ! on revient au dégât des eaux par métaphore ?<br />
J'éspère suivre le sens de ta remarque jp. J'ai même pensé à tout miser sur ce regard invité à scruter le relativement peu - en "balayant l'état des lieux comme un expert" - en réalisant des interventions perceptibles par une observation directe seule mais invisibles à l'occasion de toute reproduction photographique de "l'oeuvre". Là, faut doser !
L'intervention minimale a pour intérêt d'ajouter justement. Délicatesse de l'exercice et prise de risque. Là, sur un cliché pour assureur, la sensible retouche nous permet de balayer l'état des lieux comme des experts. Ce qui change tout.Merci donc à toi.
L'option minimaliste est comprise dans le titre Will. L'espèce d'asepsie de l'image de départ n'est pas chargée de renvoyer au milieu hospitalier ou psychiatrique en particulier (encore qu'en s'interrogeant sur la neutralité de ces espaces, il n'est pas impossible de trouver un lien avec mes intentions).<br />
Disons que nous sommes sur le principe d'un objet relativement neutre (cette image photographique) sur laquelle on intervient directement ou indirectement de manière mesurée.<br />
Avec les ready-made, son urinoir (Fontaine, 1917), Duchamp a depuis longtemps et radicalement posé la question de l'intervention minimale - pour tout dire, le blanc, l'ambiance faïence, plomberie était un moyen de s'y référer - mais rien ne nous empêche aujourd'hui (à notre niveau) de déplacer la question, de travailler autour, même si par certains côtés on se trouve en contradiction avec la référence de départ.<br />
Et bien Lessa, voilà qui me conforte dans l'idée qu'il faut commenter et lire les commentaires pour mieux cerner les choses au risque parfois de les rendre transparentes...<br />
Merci pour vos interventions.